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Le pédagogue n’aime pas les enfants

19,00 CHF

Henri Roorda : Le pédagogue n’aime pas les enfants

Réédition en facsimilé de l’édition de 1917, augmentée d’une préface de Marianne Enckell, d’une postface de Doris Jakubec. Images inédites, bibliographie exhaustive, témoignages d’anciens élèves du professeur de mathématiques agrémentent le volume.

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Description du produit

Le pédagogue n’aime pas les enfants

Henri Roorda s’est opposé toute sa vie à une école autoritaire qui impose des schémas scolaires stériles, décourageant le désir de connaissance de la jeunesse.

« Il faut être pédagogue pour croire qu’on instruit deux fois plus un enfant en lui donnant huit leçons par jour qu’en lui en donnant quatre.»

« Qu’on propose aux écoliers tous les exercices susceptibles de les émerveiller et d’entretenir leur ardeur ; mais qu’on ne menace pas d’une mauvaise note ou d’une punition ceux qui oublieront ce qu’ils ont appris. Lorsque l’enfant se livre tout entier au travail qu’il aime, quelque chose de durable s’organise au fond de son être. »

« Je me demande si, en empêchant les enfants de bouger, on n’immobilise pas, du même coup, leur intelligence.»

Pour célébrer le centenaire de la parution aux Cahiers vaudois du livre Le pédagogue n’aime pas les enfants, l’Association des Amis de Henri Roorda, avec les Editions HumuS, en publient le fac-similé, accompagné d’une introduction de Marianne Enckell et d’une étude de Doris Jakubec-Vodoz sur les Cahiers vaudois, la revue à laquelle participaient notamment C.-F. Ramuz, Edmond Gilliard, Ernest Ansermet.

Images inédites, bibliographie exhaustive, témoignages d’anciens élèves du professeur de mathématiques agrémentent le volume.

Henri Roorda van Eysinga est né à Bruxelles en 1870, Son père, fonctionnaire hollandais à Java avait été révoqué pour avoir critiqué avec virulence le système colonial et l’oppression des indigènes. Veuf, il s’établit à Rolle puis à Clarens avec sa nouvelle épouse et leurs enfants, à côté de la maison d’Elisée Reclus.

Bon élève, Henri avait des ambitions littéraires ; étudiant, il se mit à fréquenter les milieux anarchistes à Lausanne et à Genève, cosmopolites comme le milieu de son enfance, et il défendit toujours des principes et des valeurs libertaires.

Il enseigna les mathématiques depuis 1892 à Lausanne, à l’École supérieure de jeunes filles puis au Collège et au Gymnase. Il écrivit plusieurs essais critiques sur la pédagogie, puis publia de nombreuses chroniques dans des quotidiens romands, à la fois pour compléter ses revenus et pour laisser cours à son humour débridé.

Au matin du 7 novembre 1925, il se tuait d’une balle de revolver, laissant sur son bureau le manuscrit de Mon suicide.

160 pages, ill.

Henri Roorda van Eysinga (1870-1925)

Information complémentaire

Poids 0.5 kg
Dimensions 16 x 23 x 1.5 cm
Auteurs

Roorda Henri, Enckell Marianne, Jakubec Doris

ISBN

978-2-940127-87-0