Le LUFF L’OFF à HumuS (I)

Dans le cadre du Lau­sanne Under­ground Film & Music Fes­ti­val 
et de l’échange ini­tié en 2016 avec Hong Kong et le fes­ti­val Kill the Silence

Per­sis­tent Shad­ow & All We Leave Is A Mem­o­ry
deux instal­la­tions de Lau­rent Valdès
autour de Kowloon Walled City (Hong Kong)

Entrée libre.
Vernissage le mer­cre­di 18 octo­bre de 17h à 18h
Ouver­ture au pub­lic jeu­di 19.10, ven­dre­di 20.10 et same­di 21.10 de 12h à 19h, dimanche 22.10 de 14h à 18h
Jeu­di 19.10 work­shop de 11h30 à 18h Inscrip­tions et infos (8 per­son­nes max)
(présen­ta­tion publique à 18h)

Per­sis­tent Shad­ow :
©Lau­rent Valdès
Per­sis­tent Shad­ow est une instal­la­tion qui explore la mémoire de la Kowloon Walled City et sa place dans l’imaginaire col­lec­tif. Elle emmène le spec­ta­teur dans une vis­ite qui priv­ilégie une expéri­ence sen­si­ble, celle de l’ombre de ce quarti­er évolu­ant sur un réseau ténu d’œuvres de fic­tions et d’archives doc­u­men­taires.
Util­isant un dis­posi­tif de réal­ité virtuelle, le vis­i­teur est invité à faire sa pro­pre expéri­ence à tra­vers le dédale de la cité. Pro­posant un décalage sen­soriel, cette instal­la­tion joue avec des codes venant des jeux vidéos pour offrir au vis­i­teur la pos­si­bilté de chem­iner dans la Kowloon Walled City, dis­parue depuis 1993.

All We Leave Is A Mem­o­ry :
©Lau­rent Valdès

À mi-chemin entre une col­lec­tion et une archive en devenir, l’installation évolue dans un réseau d’œuvres de fic­tions et d’objets doc­u­men­taires, tous en lien avec la Kowloon Walled City, cet étrange quarti­er de Hong Kong dis­paru en 1993. Faisant sien le slo­gan d’une entre­prise de démo­li­tion aus­trali­enne, All We Leave Is A Mem­o­ry est un dis­posi­tif qui, en emprun­tant des codes venant de la bib­lio­thé­conomie et de l’archivistique, vient ques­tion­ner ce qu’il reste après la destruc­tion de la Kowloon Walled City… des imag­i­naires à foi­son.

Deux instal­la­tions, une même recherche
Per­sis­tent Shad­ow et All We Leave Is A Mem­o­ry explorent com­ment la dis­pari­tion physique d’un lieu peut devenir une matrice pour notre imag­i­naire. En 1993 dis­parais­sait la Kowloon Walled City, une anom­alie dans la trame urbaine de Hong Kong. Une ville dans la ville, avec plus de 35’000 habi­tants, sa cen­taine de petites usines et com­merces famil­i­aux cohab­i­tant avec des bor­dels, des fumeries d’opium et de crack. Un lieu où le quo­ti­di­en ordi­naire d’une société chi­noise cohab­itait avec tous les vices dont les Tri­ades chi­nois­es sont por­teuses. Dans le paysage urbain sévère­ment policé de la colonie bri­tan­nique de Hong Kong, exis­tait cette petite par­celle de 2,7 hectares, un trou noir dense et surpe­u­plé dans le mail­lage de la méga­pole.

Aujourd’hui, plus de vingt ans après sa com­plète destruc­tion et son rem­place­ment par un parc tra­di­tion­nel chi­nois, la Kowloon Walled City est tou­jours un objet de fas­ci­na­tion, en témoignent la pro­fu­sion de livres, films, reportages, sites inter­net et autres blogs qui lui sont con­sacrés ou la citent. D’une cer­taine manière ce quarti­er con­tin­ue d’exister, à tra­vers l’abondance de travaux pro­duits a pos­te­ri­ori par nom­bre d’architectes, soci­o­logues, urban­istes, écrivains, artistes ou sim­ples bloggeurs sur l’architecture et la vie de cette cité.

Ces deux instal­la­tions se situent dans la con­ti­nu­ité d’une recherche com­mencée par l’artiste en 2011 et qui a don­né lieu à plusieurs présen­ta­tions et travaux.  L’année suiv­ante, l’artiste a réal­isé deux livres pub­liés aux édi­tions A•Type, Kowloon Walled City – préal­ables et À force de regarder les nuages, j’ai vu la mer s’y refléter.

Par ces deux instal­la­tions, Lau­rent Valdès con­tin­ue son explo­ration de la mémoire de la Kowloon Walled City et de sa place dans l’imaginaire col­lec­tif. 

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